| | | It's not this time - Privé Nikia ♥ | |
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Charlie :] Modo Museau de Tanche Tremblez devant ma puissance !


Nombre de messages: 1561 Age: 14 Date d'inscription: 13/11/2008
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 | Sujet: It's not this time - Privé Nikia ♥ Lun 2 Nov - 15:39 | |
| It's not this time Scénario 5 " Non ! Je suis trop jeune pour mourrir ! "
Je courrais. Je courrais vite, je courrais loin. Je courrais depuis longtemps, je courrais avec conviction. Je ne savais plus pourquoi je courrais, mais je savais que je devais courir. Je courrais pour vivre, je courrais pour sauver ma peau, pour me cacher. Pour en réchapper. Mais réchapper de quoi, de qui ? Je ne le savais pas, non, tout ce que je savais, c'est qu'il fallait que je courre, encore, de plus en plus vite, ignorant les protestations de mes muscles éreintés et trop sollicités. Je le devais, je le devais..
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La matinée était douce, le sol meuble semblait moutonneux sous mon corps confortablement étendu et un panel de sensations diverses et surtout inconnues se communiquaient à mes tympans et mes narines avec une précision singulière. Quelques bribes de chants d'oiseaux réussirent à faire désserrer son étreinte à Morphée qui me retenait à son merveilleux monde de l'oubli avec insistance. Le disgracieux chant de l'oiseau eut pourtant vite raison de la fatigue de mon être et, las, je relevai ma carcasse. Le temps était brumeux, j'arrivais même pas à distinguer mes jambes. Le sol étrangement mou semblait boueux tant il était humide. Je ne retins pas une flopée de jurons destinée à l'oiseau responsable de mon réveil anticipé et forcé. Mais je me mit en marche. Marche cadencée, régulière, rapide et curieusement pressante. L'humidité que l'air s'était décidé de revêtir et sa cavalière Dame Nature toute de fraîche bises habillée me piquaient les flanc avec insistance, m'arrachant un sourire aux lèvres quelques frissons. L'ambiance que le malicieux destin s'était amusé à investir ici était propice au malheur et à la peur. Je refoulait cette dernière traîtresse, la surmontant avec une volonté de fer. J'étais un des équidés les plus craints de ce maigre territoire qu'était Wild Horses. Qu'avais-je à craindre sauf peut être la mort elle-même. Et la Faucheuse même ne m'impressionnais pas tant, dû moins je le pensais. De ma piètre position décidée par ce destin décidément trop pervers, une rencontre avec la Faucheuse était ce que mon esprit amoindrit espérait le plus au monde. Et si mon esprit le désirait, alors sans doute, devais-je le désirer aussi. J'aspirais donc à une mort prochaine que j'espérait rapide et indolore mais dont je ne pensais pas la venue rapide.
Aussi fût-je étonné dans la mesure de mon incompréhension lors de ma suivante aventure.
Tout semblait si calme dans le creux de la paume de Gaïa notre mère, que je m'étais laissé allé à la marche. Un questionnement pourtant revenait sans cesse alors que ma procession dans les dentelles de Mère Nature se perdurait commençant de se teindre d'une certaine urgence et d'un malaise curieux et insistant qui me prenait les tripes et vibrait dans mon corps tout entier. Prenant pourtant pour partit l'ignorance je mimais l'indifférence face au voile que le Mystère avait dressé sur ce lieux et à l'insistance singulière que mon corps avait décidé de me témoigner face à l'envie de déguerpir qui le saisissait tout entier. De l'écouter pourtant ne me semblait pas une bonne idée et mon sang froid gagné au fil des batailles me permis d'adopter une démarche mesurée et exempte de la tension qui m'animait et dont la chamade de mon coeur était témoin. L'Incompréhension semblait déterminée de me tenir jusqu'au bout du tour qu'elle me jouait tandis que derrière mon dos, le Destin paraissait se gausser de moi et de l'ignorance de ce qu'il me réservait. Alors me laissant aller à la Paranoïa qui me tendait les bras, je laissait mon instinct prendre le dessus et mes sens se mettre en alerte. Et quelques minutes plus tard affolé, je remerciai à n'en plus finir cette intention de m'être mit sur mes gardes.
C'était grand, c'était noir, c'était effrayant. Ça sentais la putréfaction et le sang, ça avait des relents de mort. Ça avait de grand yeux rouges rivés sur moi, c'était affamé. Sans doute satisfait de sa plaisanterie, le mesquin Destin s'en alla rapidement, cédant sa place à la Terreur qui se plut à m'enlacer doucement dans ses bras de suie. Une douce folie semblât s'écouler dans mes veines alors que je riais bêtement au nez de l'horrible monstre. Le paroxysme de l'horreur m'empêchant de réfléchir correctement, d'accueillir le monstre en face comme tout guerrier aurait dût le faire, je me laissais aller tout entier à mes instincts primaires alors que derrière moi la Terreur m'y encourageait d'un sourire hypocrite. Sans plus réfléchir, je me mit à courir, toujours plus vite, toujours plus loin, mut d'une angoisse sauvage et talonné par l'Horreur.
Dernière édition par Charlie :] le Mar 3 Nov - 5:06, édité 1 fois |
|  | | Nikia Membre actif


Nombre de messages: 933 Age: 15 Date d'inscription: 27/01/2009
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 | Sujet: Re: It's not this time - Privé Nikia ♥ Lun 2 Nov - 16:28 | |
| Douce nuit, ne me réveillez point. Tout ce que j'ai vécu jusqu'ici devait être un rêve. en faite, je suis encore une simple pouliche, auprès de ma mère, sans les responsabilité de guerrière. Je ne suis pas encore partie, je suis toujours là, dans mon Troupeau d'origine. Je suis jeune, belle, gentille ... Une minute : jeune, belle, sadique. Pas gentille, sadique. Je me souvenais évidement de ce sol moelleux sur lequel les chevaux gambadaient et mangeaient de l'herbe. La solitude n'était pas encore de mise et le Destin ne s'était pas encore penché sur mon cas. Si j'étais restée là, je serais une gentille fille, héritière du Trône. Et je bénissais que le Destin se sois penché sur moi à cet instant. Je ne voulais pas dominer ce troupeau de bon à rien. Seul mes parents étaient digne d'être des équidés, le reste n'était que loques et carpettes. Et je voulais être digne d'eux. J'avais vraiment l'impression que j'y arrivais, mais je n'étais pas sure du tout. Il me semblait pouvoir sentir les vertes prairies dans lesquels j'ai baignés mon enfance. Il me semblait simplement le sentir, ce qui, dans un rêve, n'était pas possible. Il me semblait que la chaleur qui m'avait bercée autrefois n'était plus et que le froid glacial l'avait remplacé.Ce n'est pas normal. Concluais-je. Je cherchais secours auprès de Redeye, mais elle se taisait. Elle n'était jamais quand j'avais besoins d'elle. Jamais. A quoi servait donc cette bonne à rien ? A rien. Je l'entendis grogner et je sus que j'avais raison. Alors, je vis une belle jument couleur ébène. Il y avait un aura noir autour d'elle et elle semblait vraiment magnifique, c'était une déesse ... Mais quand elle me parla, je devinais que c'était celle qui depuis toujours m'avait possédée : Redeye.
« - Fais attention, Nikia. Quelque chose se trame. - Mais que se passe-t-il ? »
La vision s'en alla comme elle était venue. Pourquoi me faisait-elle ça ? Elle attendait que je meurs pour me le dire ? Mais je pus reconnaitre au moins une chose ; elle était magnifique. Plus belle que moi, encore. Logique. Je vivais chez les Pillards à présent, j'étais maigre car trouver de la nourriture et de l'eau n'était pas chose facile, mais je m'y plaisais. Alors; le poids des responsabilités tomba de nouveau sur moi. Je me sentis désorientée et me réveillais alors en sursaut. Tout autour de moi semblait changé alors que je savais pertinemment que je m'étais endormie là. C'était hier soir ? Ou bien ... Je ne m'en souvenais plus. Le syndrome de l'oublie sévissait donc déjà ? Je secouais rapidement ma tête et me levais d'un bond. Le silence. C'est ce que j'entendis. Puis je vis un oiseau qui chantait. Lorsque je posais mon regard dessus, il se tut. je pestais contre cet oiseau, car il laissait le silence m'enlacer et peu à peu, me faire tomber de fatiguer. Je me cabrais légèrement et me forçais à me reprendre. C'est a ce moment là que je sentis quelque chose d'étrange. Je retombais sur un sol mou et moelleux plutôt que dur. Je sus que c'était la chose dont me parlait Redeye en rêve. J'eus peur. En me rappelant de l'expression inquiète et malfaisante de mon Démon, oui, j'eus peur.
Non, je ne pouvais avoir peur, j'étais Pillarde après tout ! La dernière fois que j'avais eu peur, c'est lors de la saillie forcée. Et je n'avais pas envie de repenser à tout ça. C'était trop d'effort. Je secouais ma tête avec une féroce envie de me reprendre. En effet, je me reprenais et je commençais donc à marcher d'un pas serin, même si mon corps l'était beaucoup moins. L'oiseau ne chantait plus, mais j'eus la bague impression qu'il me suivait des yeux. Je regardais le ciel : mais je n'y vis rien. La brume était trop forte. Mon cœur commençait à s'affoler. Je découvris aussi que je n'apercevais plus où je mettais mes jambes. Ce qui m'inquiétais encore plus, car le sol était meuble et il pouvait y avoir un trou n'importe ou ! Tout ce que je savais, c'est qu'il fallait que j'avance. Il le fallait, à tout prix. Puis, ce que je vis me surpris. Une silhouette qui venait de disparaitre. Ce n'était pas Redeye, elle avait une aura et je savais la reconnaitre. C'était autre ... chose. Une chose ? Possible.
Je m'arrêtais net et hennis une fois pour appeler cet inconnu. Je sais qu'en tant que Pillarde, je ne devrais pas le faire, mais ici, je n'étais plus dans la Terre des Pillards. On ne me verrait pas. Je frissonnais. Le froid était intense. Lorsque je levais les yeux au ciel, je vis quelque chose qui me clouais sur place : la silhouette, qui en faite, n'en était pas une, n'était plus cette silhouette équine qu'il m'avait sembler apercevoir, non. C'était une chose géante, au moins cinq fois plus grande que les équidés normaux. Cette chose n'était pas normal. Je déglutis avec peine, mais mes membres ne pouvaient bouger. L'odeur était horrible et me donnait envie de vomir -mais je ne pouvais vomir, j'étais un cheval-. La suite était encore plus effrayante : Ce démon -grâce à mes fabuleuses conclusions- avec de gigantesques ailes et elles semblaient m'envelopper. je fis un bond de coté. Je ne savais pas s'il me fallait courir. Mais quand je vis ce que je vis, je sus que ma seule façon d'échapper au monstre, c'était de courir. Ce monstre avait deux petits canines qui dépassaient de sa bouche et il y avait du sang qui coulait depuis sa bouche jusqu'à son encolure et même encore plus bas. Je ne pris pas le temps de le détailler plus, car il voulait de nouveau m'envelopper de ses ailes géantes. Cette fois-ci, je fis ni une ni deux, je poussais un cri de terreur et pris le galop à fond de train. Bientôt, j'aperçus une silhouette équine et mon cœur manqua un battement. J'étais affolée. Était-ce un autre monstre ? Malgré l'odeur de putréfaction et de sang, je reconnu Charlie, mon frère Pillard. Je le rattrapais et couru à ses cotés. Le poney allait très vite même s'il semblait faire deux foulées alors que je n'en faisais qu'une. Je n'arrivais pas à le croire : je m'occupais de mes foulées alors qu'un monstre gigantesque voulait nous bouffer. J'étais irrécupérable !
_________________ <blockquote> Nikia « Le feu qui semble éteint souvent dort sous la cendre. »</blockquote>  Beyou ♥ | Spoiler: | | |  |
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