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 > Emporio Warrior <

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Emporio Warrior
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Nombre de messages: 448
Age: 14
Date d'inscription: 05/09/2009

Infos cheval
Âge: 5 ans & 8 ans
Relations:

MessageSujet: > Emporio Warrior <   Lun 19 Oct - 14:04

    Nom :
    Emporio Warrior

    Surnom :
    Emporio, Warrior

    Âge :
    5 ans

    Sexe :
    Etalon

    Troupeau que tu veux intégrer (Effacer les 3 autres) :
    Solitaire

    Histoire :
    Je suis né loin, très loin d'ici, sur une île nommée la Grande Bretagne. Je menais une vie paisible dans une ferme agricole. Mon propriétaire me destinait aux travaux de labours, mais il préféra m'offrir à sa fille qui venait d'avoir 18 ans. Tout les gens du village m'appréciaient et me trouvaient beau. Helena, ma maîtresse, en était très fière. Moi, j'aimais surtout le fait que l'on m'offre des gourmandises lorsque l'on se promenait dans les rues pavées. Ma mère était une jument palomino, d'une beauté rare elle aussi, nommée Adelheid. Elle m'aimait plus que tout, et me disait souvent que j'étais sa raison de vivre. Et moi, en bon fils que j'étais, je n'hésitais jamais à lui rendre service pour qu'elle soit fière de moi. Et, quand elle me reprochait d'en faire trop, je répliquais que je lui devais bien ça. En revanche, je n'avais jamais connu mon père. Ma mère m'en parlait aussi souvent que possible, surement pour combler le trou de son absence. Elle disait qu'il était fort, puissant et rebelle, et que c'était lui qui m'avais transmis cette robe foncée, lourdes de reflets fauves. Parfois, d'autres chevaux me disaient qu'il y avait un autre enfant qu'avait eu ma mère. Mais, dès que je lui posais la question, elle se contentait de hausser les épaules, et je ne cherchais pas plus loing. Et, pendant un temps, je fus en couple avec une certaine Cry Me. Hélas, avec le temps, nos relations se dégradèrent et je me mis à aimer une autre femelle. Cry découvrit le pot aux roses et nous nous quittâmes. Dégoûté par l'amour, je me jurais de ne plus m'y laisser tomber. Ma vie était donc un vrai paradis. Hélas, le bonheur n'est qu'éphemère, et une grave nouvelle tomba sur nous. J'avais remarqué que depuis plusieurs mois les hommes étaient agités. On parlait à voix basse avec des mines éffarées, et nombre de jeunes gens étaient partis, sans revenir. Un jour, le père d'Helena revint la mine grave. Ma mère et moi, nous écoutâmes la conversation.

    Le père : La vie va pas fort en ce moment en Europe.
    La mère : C'est pour ça qu'il y a tant d'agitations depuis un moment ?
    Helena : Que se passe-t-il, pa ? Qu'est-ce qu'il y a ?
    Le père : Il y a ma petite, que c'est la guerre. L'Allemagne a attaqué la France, et en tant qu'allié, l'Angleterre se doit de l'aider ! Les soldats recrutent dans les campagnes, ils ont besoin de soldats au front. Je me demande même s'ils ne vont pas en venir aux chevaux ...
    Helena : Mais c'est horrible ! Pa, jure moi de ne pas leur laisser Emporio, je t'en prie !
    Le père : Ecoute ma petite, ce n'est pas si simple. Si l'armée nous demande des chevaux, je dois leur donner, et ... On ne peut pas se permettre de donner Adelheid, elle est trop utile. Tu comprends ?
    Helena : Mais, tu peux pas me faire ça !
    La mère : Ecoute mon petit, on n'y peut rien ...
    Helena : C'est injuste !

    Et le visage noyé de larmes, elle courut s'enfermer dans sa chambre. Je ne compris pas tout de suite ce que signifiait ces événements, mais quand je vis la mine effarée et attristée de ma mère, je compris que c'était grave. Le soir venu, nous parlâmes longuement :

    Ma mère : Mon fils, as-tu compris ?
    Moi : Je dois t'avouer que je suis dans le brouillard.
    Ma mère : Les hommes se font la guerre pour des territoires. Ils tuent, saccagent et pillent pour agrandir leurs terres. En ce moment, notre pays allié, la France, est en danger. Notre armée se doit de lui porter secours. C'est pour cela que les jeunes hommes partent. Les généraux les recrutent, et les envoient au front, dans la bataille.
    Moi : Mais, quel rapport avec moi ?
    Ma mère : L'armée s'est modernisée, mais parfois, les chevaux sont encore utilisés. Et, parfois ... Les soldats recrutent aussi les chevaux. Tu comprends maintenant ?

    Oh oui, que je comprenais ! J'étais celui qui allait être envoyé au front, à la mort. Les larmes d'Helena n'étaient pas vaines. Cette nuit là, je ne trouvais pas le sommeil. Le lendemain, au premières lueurs de l'aube, un détachement armé se trouvait dans notre cours. Helena pleurait à chaudes larmes dans les bras de sa mère et le patron discutait avec un grand homme moustachu d'une quarantaine d'années. Il avait un visage anxieux, et le soldat regardait dans ma direction. Puis, il fit un signe à deux de ses hommes, qui s'approchèrent de moi avec un licol. Ma mère baissa la tête et murmura :

    Ma mère : Adieu, mon fils ...

    J'aurais voulu hurler ma colère, mon désespoir, mais les mots s'étranglaient dans ma gorge. Je voulus ruer, me défendre comme un beau diable, mais mes membres restèrent paralysés. On me passa le licol et je suivis docilement les soldats. A quoi bon me défendre ? Je rendrais juste les adieux plus douloureux encore. Helena m'embrassa le chanfrein puis se détourna pour ne pas que je vois ses larmes. On tira sur la corde, et je partis. Les hommes m'emmenaient au port le plus proche, où l'on devait prendre le bateau pour la France. En chemin, d'autres chevaux nous rejoignirent. Ils avaient tous la même anxiété que moi dans leurs yeux. Durant le trajet, je fis la connaissance de celui qui allaient me monter : Jeff. C'était un jeune homme blond aux yeux bleu comme l'azur. Il était très doux, et sa présence me réconfortait. Deux heures plus tard, nous étions dans les bateaux, parés à partir. Le voyage fut long et pénible. Nombre de chevaux hennissaient de frayeur sous le remous des vagues. Moi, je me taisais car Jeff était près de moi, me réconfortant, me murmurant des paroles rassurantes à l'oreille. Et enfin, ce fut le débarquement. Nous descendîmes du bateau dans l'obscurité. Au loin, des détonations se faisaient entendre et des lumières vrillaient le ciel. C'était donc ça, la guerre ? On me mit dans un box propre et Jeff me pansa avant de se coucher près de moi. Le lendemains, nous partâmes pour le champ de bataille. Notre file était silencieuse. Soudain, des hurlements résonnèrent de part en part. Nous étions attaqués. A l'ouest, une vingtaines d'hommes nous fonçaient dessus, tirant des balles avec leurs fusils. Je sentis les éperons de mon cavalier se planter dans ma chair, et je bondis en avant. Les autres chevaux firent de même. Jamais je ne connus pareille horreur. Les balles sifflaient à mes oreilles, le vacarme des canons étaient assourdissant. Je vis des chevaux se fairent faucher par une mitraillette et des hommes tombés, tués sur le coup. Et soudain, je ne sentis plus aucun poids sur mon dos, et je vis que je n'avais plus de cavalier. Perdu, déboussolé, j'optais pour la solution qui me parut la plus judicieuse : fuir ! Je freinais des quatres fers et coupais la ligne, loin de cette horreur, loin de ces cris. Et, alors que j'allais atteindre la lisière du bois voisin, une douleur lancinante me transperça les flancs et je trébuchais avant de m'étaler au sol. Je me relevai péniblement et cherchait l'auteur de ceci. En face de moi se tenait un puissant étalon bai. Il avait un regard incandescent et fier, et lui aussi avait perdu son cavalier.

    Lui : Un soldat ne quitte jamais le combat, même quand il n'a plus de partenaire !
    Moi : Je euh ... Désolé euh ... ?
    Lui : Chef ! Je suis l'étalon meneur de cette troupe.
    Moi : Ah ok ... Euh, désolé eu ... chef.
    Lui : Quel est ton nom, soldat ?
    Moi : Emporio.

    Je ne sus pas très bien ce qui lui arriva, mais il ouvrit des yeux ronds comme des soucoupes. Le silence plana un instant au dessus de nous.

    Lui : Emporio ? Ta mère est Adelheid, n'est-ce pas ?
    Moi : Eh ! Comment le savez-vous ?
    Lui : Facile, je suis ton père ! Et je me nomme Jay.
    Moi : ... !

    Je restais sans voix. Lui, mon père ? Wow, ma mère n'avait pas menti ! Je lui adressais un sourire confiant. Autour de nous, la bagarre cessait et des soldats à peids vinrent nous chercher. J'eus alors un autre cavalier. Et ce fut l'homme à la moustache ! Il était très bon cavalier, et vu qu'il dirigeait la troupe, je fus placé en tête de file, aux côtés de mon père. J'étais ravi. On nous conduisit à un campement et nous essayâmes de nous réchauffer autant que possible. On entendait le bruits des canons et des fusils. La bataille était proche. Mon père essaya de me détendre et je réussis à dormir un peu. Le lendemain, à l'aube, on nous sella. C'est à cet instant que je fis la connaissance d'un certain Hannibal. Il était lui aussi dans l'armée et il me donna de précieux conseils. Il était très sympathique, et je me pris d'affection pour lui. Je sus que l'on allait au front, et j'avais peur. Je mâchonnais fébrilement mon mors et piaffais sur place. Une heure plus tard, nous étions au coeur du chaos, prêts à nous élancer dans le No Men's Land. Un ordre bref retentit, et notre troupe s'élança. Le cauchemar recommençait, mais avec plus d'intensité. Mon cavalier slalomait entre les boulets de canons et les bombes qui me déchiraient les tympans. Du coin de l'oeil je vis mon père qui avançait lui aussi avec peine. Arrivés à la barrière de barbelés, nous n'étions plus que dix ... Certains chevaux refusèrent de sauter et pilèrent. Aussitôt, ils étaient tués par balles ennemies. Apeurés, je vis mon père sauter, et je fis de même. Hélas, mon postérieur gauche s'emmêla dans un fil, écorchant ma jambe. Je tombais, écrasant mon cavalier. Je me relevais vivement. Il était mort, et moi j'étais prisonnier. Mon père, ayant vu ma blessure, stoppa et se cabra. Une balle lui transperça les flancs, et il s'écroula, sans vie. Je voulus hurler, mais je restais sans voix. J'essayais de me dépetrer de ces fils mortels, mais je ne réussis qu'à m'emmêler d'avantage. Tout tournait autour de moi, j'avais mal aux oreilles. Le cadavre de mon père gisait non loin, et les larmes coulèrent le londe de mes joues. Je tombais, épuisé, et les ténèbres m'envahirent. Lorsque je me réveilla, un homme était penché au dessus de moi. On m'avait libéré des barbelés et pansé mes blessures. Je me relevai d'un bond et me cabrai de toute ma hauteur avec un hennissement de rage. Ces hommes ! Ils m'avaient tout enlevé ! Adieu le gentil Emporio. J'entendis alors un homme crier : " On t'appellera Emporio Warrior, mon gars ". Très bien, si cela vous chante ! Je bondis en avant, fendant les rangs, disparaissant dans la nature. J'errais, sans but, une rage bouillonante consumant mes entrailles. Enfin, je finis pas trouver Wild Horses. Y retrouverais-je des visages connus ? Peut-être ...

    Caractère :
    Autrefois, j'étais gentille, généreux et doux. J'aidais volontiers à la ferme, et je faisais tout pour plaire à mes maîtres. Dociles et compréhensifs, je savais partager les peines des autres et les aider en cas de besoin. Hélas, la guerre a fait de ce moi un moi profond, caché derrière un autre moi. Et ce moi là, est cruel, sanguinaire, méchant, hargneux et froid. Silencieux, ne parlant que très peu. Je peux parfois parler à des fantômes du passé que je suis seul à voir. Personne ne peu me comprendre ... Personne ne sais ce que j'ai vécu.

    Aime :
    J'aime aider les gens qui me sont chers, et j'aime les faire rire. J'aime a être seul avec mon passé, avec les images de mes parents. J'aime faire souffrir, physiquement comme mentalement. J'aime blesser les gens, pour ne pas être le seul à souffrir. J'aime le vent frais qui me caresse le visage. J'aime la mer et ses embruns salés. J'aime la nuit et ses mystères noirs.

    Aime pas :
    Je n'aime pas les hommes, qui ont détruit ma vie. Je hais la guerre, qui m'a tout pris. Je déteste les lâches, qui préfère fuir plutôt que d'affronter. Je n'aime pas ceux qui se plaignent, qui s'apitoie sur leur sort. Moi, je souffre depuis des lunes, je ne l'ai dit à personne. Je n'aime pas la chaleur, elle me rebute. Je n'aime pas le soleil, il m'éblouit. Je n'aime pas les lois, car je les transgresse.

    Comment as-tu connu WH ?
    Chais plus O_O

    Par un membre ?
    //

    As-tu bien lus le règlement ?
    Vi !

    Donne une preuve :
    OK { Charlie :] }

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    Emporio Warrior
    La vie, c'est peut-être cela, un rêve terrifiant.


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    Elles sont bien noires, les pensées des nuits blanches.
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Never Hope
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MessageSujet: Re: > Emporio Warrior <   Lun 19 Oct - 14:50

Oooh excellente l'histoire :O

et Bienvenue Smile

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Seven
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MessageSujet: Re: > Emporio Warrior <   Lun 19 Oct - 14:53

Elle est vraiment géniale ton histoire =D

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Charlie :]
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MessageSujet: Re: > Emporio Warrior <   Mar 20 Oct - 9:37

Belle histoire oui I love you !
Tu peux joouer (;

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